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NARBONNE MON AMIE ...
le 17 Mar 2015 - 10:50
Charles et la chanson

Par Elisabeth Duncker


«Narbonne, c’est l’histoire d’un amour contrarié : Charles Trenet chantait Narbonne mais sa ville natale ne l’a jamais vraiment entouré de son affection. Comme dans tout divorce les torts sont sans doute partagés.
Il n’a donné que deux concerts dans sa ville et se montrait discret lors de ses visites et beaucoup d’habitants ont encore aujourd’hui des sentiments
mélangés à son égard. »

Voici ce que Thierry Stampfler commentait dans le JT de France 3 ce 26 février 2001.

Elisabeth Duncker a fouillé son abondante collection d'archives et d'articles de presse et a tenu à remettre l'église au milieu du village à propos des relations de Charles Trenet avec sa ville natale.

Dans cet article, elle nous livre le résultat de ses recherches, comme toujours, abondamment étayées ...





Seulement deux concerts à Narbonne ?

Que non.
Voici quelques dates, pour autant que j’ai pu les vérifier :

* le 22 août 1959 (Il est fort possible qu’il s’y soit produit aussi avant, mais les renseignements dont je dispose manquent de précisions)
* le 10 juillet 1960
* le 23 mai 1964
* le 7 août 1971, pour le Grand Prix Charles Trenet organisé par l’ORTF
* fin septembre/début octobre 1973 pour le tournage de « Chansons en liberté »
* le 18 mai 1991, pour l’inauguration d’une plaque avenue Charles Trenet (l’ex-rue de Nancy) offerte par la municipalité de Narbonne, et un récital au Parc des Expositions où il interprétait pour la première fois en public : « Le visage de l’amour ».



Des sentiments mélangés ?

CE SOIR, LE PUBLIC NARBONNAIS RENDRA HOMMAGE À SON POÈTE CHARLES TRENET
« L’Indépendant » du 7 août 1971 :

Depuis le début de la semaine, Narbonne prépare fiévreusement la finale du concours « Grand Prix Charles Trenet » qui aura lieu ce soir place de l’Hôtel de Ville. Selon le souhait de la Municipalité, les Narbonnais, et plus particulièrement les commerçants, ont préparé psychologiquement, si l’on peut dire, à cette soirée la population, en décorant leurs vitrines sur des chansons du poète.

Les nombreuses affiches à l’effigie de ce dernier qui recouvrent de nombreuses façades du centre ville, rappellent qu’il se passera ce soir quelque chose d’inhabituel à Narbonne.


Un programme hors série

Il serait fastidieux de rappeler dans le détail le concours du « prix Charles Trenet » qui connaîtra son dénouement. A l’issue de cette finale, Jacqueline Boyer terminera la première partie du programme.

Puis ce sera le récital Charles Trenet. L’ambiance sera intense ce soir et le public nombreux. Les caméras de la télévision 2ème chaîne seront disséminées çà et là. Bref, une grande soirée en perspective.

L’après-midi à 18 h. une réception sera donnée en l’honneur du poète. Le chef d’orchestre Franck Pourcel sera parmi le public narbonnais ce soir.
L’ancien chanteur Roland Gerbeau, maintenant directeur commercial d’une maison de disque sera également présent.




CHARLES TRENET A REÇU LE VIBRANT HOMMAGE DE LA VILLE DE NARBONNE ET DES CONCITOYENS RECONNAISSANTS
« L’Indépendant » du 8 août 1971 :

Charles Trenet devait s’y attendre un peu, mais l’émotion qui l’étreignait n’était pas feinte. Narbonne lui a réservé hier à 18h aux abords de la place de l’Hôtel de Ville un accueil enthousiaste, confinant par moments au délire.

Une foule imposante était massée devant l’hôtel de ville et un tonnerre d’applaudissements éclata dès l’apparition du poète, accompagné par sa mère, Mme Trenet. Dans la salle des Synodes, de nombreuses personnalités assistaient à cette réception. Plusieurs surprises attendaient le poète. La présence des Majorettes de Narbonne qui lui faisaient une haie d’honneur ; les consuls de la Confrérie vineuse de Septimanie, vêtus de leur long habit rouge et après les cinq traditionnels coups de maillet, M. Viguier, le conservateur des musées de la ville déclarait ouvert le chapitre.

M. Henri Bouchous, grand maître de la Confrérie, procédait ensuite à l’intronisation de Charles Trenet qui dut boire le vin et prêter serment de fidélité au vin du terroir.

Charles Trenet, ému, remerciait : « Je suis comblé. Le dicton, nul n’est prophète dans son pays, ne veut plus rien dire ici ce soir. Je suis heureux d’être dans ma bonne vieille ville pour laquelle j’ai une grande affection. J’espère ce soir être à la hauteur. »

Le maire de Narbonne, Me Hubert de Mouly lui remettait la médaille d’or de la ville et un apéritif d’honneur clôturait cette réception.




CHARLES TRENET PROPHÈTE EN SON PAYS !
J.F. Baeumel dans « L’Indépendant » du 8 août 1971 :

Narbonne, la vieille cité romaine, ne s’est jamais, sans aucun doute, inclinée devant un homme, un pouvoir, comme elle l’a fait, en cette fraîche soirée d’août, devant son enfant : Charles Trenet. Ce n’était pas les clés qu’on lui offrait, mais les cœurs ! Les foyers mêmes s’étaient ouverts aux innombrables portraits d’un sourire et d’une joie de vivre.

Envolés les soucis, finies les inquiétudes, oubliées les mille difficultés de la vie, tout était effacé et les mains, pourtant fatiguées par une journée de travail, ne demandaient qu’à battre encore et toujours, comme pour retenir plus longtemps ces instants de bonheur. Et lui, le héros, l’enfant prodigue, entre dans le jeu comme s’il n’était pas sûr d’être aimé par cette foule, adulé par cette dame qui, les larmes aux yeux chante avec lui, par cette fillette qui ne peut s’empêcher de rire à ses facéties. Il se donne au public, sans réserves ; il s’offre à sa ville, sans retenue.

« Fidèle » chante-t-il, comment en douter alors que les bravos ont redonné vie au Palais des Archevêques, porté par le vent à toute une région qui n’attendait que son retour ? Les portraits aux fenêtres lui font écho, lui renvoient un sourire, une mimique, un geste esquissé de la main. Les murs même, usés par l’âge, entrent sous les feux des projecteurs dans la danse, pour « le bal de la nuit ».

Et puis des souvenirs, confiés au public avec émotion, sans fanfaronnade, le juste ton d’un ami qui se raconte, sa maison natale et ses fantômes, les instants de bonheur d’une jeunesse insouciante dans un foyer de musiciens, ses rencontres au gré des voyages et des découvertes. Il se définit, limitant le plus possible son halo de lumière, s’excusant presque d’être sur la scène. « Je joue à donner des visages aux nuages ». Alors, jouons avec lui ! Une course dans les rues de Perpignan, une farandole au carnaval de Venise, une ronde avec « Mam’zelle Clio », un feu d’artifice sincère de tout notre être, puisque notre cœur fait « Boum ».

Jouons encore, et rêvons à la merveilleuse nature d’ »Il y avait », laissons-nous bercer par les flots enchantés d’une Mer que chacun voyait en lui-même ce samedi soir ! Et puis, refusons l’éventualité de « Longtemps, longtemps après que les poètes ont disparu » … ce serait tellement mieux si notre poète ne partait plus !




Samedi soir, le cœur de Narbonne battait pour lui
CHARLES TRENET A ENCHANTÉ UN PUBLIC AUSSI ÉMU QUE LUI

« Midi Libre » du 9 août 1971

« Y a d’la joie » Pour la énième fois Charles Trenet lança ce cri qui n’appartient qu’à lui samedi soir sur la place de l’Hôtel de Ville au terme du gala donné en son honneur. Il y mit une conviction qui n’échappa à aucun des quelques deux mille spectateurs. Sa joie était véritable et il y entrait une bonne part de douce émotion.

Ses sentiments étaient nettement partagés par le public qui fit à l’artiste et au Narbonnais un authentique triomphe.

Les quelques gouttes de pluie tombées vers minuit ne mouillèrent personne et surtout pas la verve de Charles Trenet qui montra son esprit d’à propos et son humour en terminant l’inévitable « La mer » par ces mots : « a bercé mon cœur… sous la pluie ».


Un Trenet spécial Narbonne

Le gala bénéficia du public idéal par le nombre et la qualité de l’affection à l’égard du populaire artiste. Celui-ci y alla vraiment de tout son cœur.

Comme il l’avait promis, il puisa très largement dans son répertoire et n’eut pas besoin de remonter loin trop souvent. Ses nouvelles chansons reçurent en effet un accueil enthousiaste et il est certain que cela contribua à mettre le bonhomme en train.

Dans un strict costume bleu et croisé, dans la pupille rayonnante, la chevelure flamboyante et les dents éclatantes Trenet régala son auditoire d’un tour de chant « spécial Narbonne » qu’il eut allongé encore, si le temps n’était pas devenu franchement menaçant.

Mais il ne voulait pas que sa maman qui au premier rang des chaises, l’avalait du regard tout en chantant souvent avec lui au refrain, attrape l’averse à cause de lui.

Rien, répétons-le, ne vint ternir l’éclat de cette soirée à laquelle le décor naturel de la façade de l’hôtel de ville conféra le cadre idéal… puisqu’il fallait que l’hommage de Narbonne à son fils bien aimé soit légèrement majestueux.


Le gagnant du Grand Prix, Gérard Lagani, reçut un chèque de 10.000 F., mais par la suite plus personne n’entendrait parler de lui…

A noter que cette soirée fut diffusée en direct sur France Inter, commentée par Claude Chebel.

Un poète sur la 2

C’est le 20 septembre 1971 que la 2e Chaîne couleur (on ne disait pas encore Antenne 2) diffusait une partie de ce récital, enregistré au cours du gala du Grand Prix Charles Trenet et agrémenté d’entretiens avec Gaston Bonheur et Pierre Bouteiller, filmés dans la garrigue de Bages.

Pour des « chansons en liberté » il s’en vient revoir le pays…

Fin septembre et début octobre 1973 fut tourné un film pour la télévision « Chansons en liberté » réalisé par Jacques Ertaud (1924-1995), baptisé plus tard : « Trenetvision » et diffusé le 19 février 1974 sur la Chaîne I.


« SILENCE ON TOURNE » - EN GARE POUR TRENET ET SES « CHANSONS EN LIBERTÉ ».
« L’Indépendant »du 30 octobre 1973

Agréable spectacle hier matin, pour les ouvriers S.N.C.F. et les voyageurs en transit sur le quai de la gare de Narbonne que celui d’un Charles Trenet très détendu, heureux de joindre l’utile à l’agréable puisqu’il était venu travailler dans sa ville natale. Après avoir tourné à Port la Nouvelle, à Peyriac-sur-Mer, Charles Trenet se trouvait là, pour les besoins de « Chansons en liberté » titre de son prochain film pour l’ORTF.

Accueilli par M. Bruguier, chef de circonscription régional de la S.N.C.F. et par M. Séguier, chef de gare adjoint, notre illustre concitoyen était entouré du réalisateur Jacques Ertaud, de l’équipe des techniciens et de plusieurs figurants.

Avant le premier tour de manivelle, près de la rame du train en instance de départ pour Perpignan, puis à l’intérieur d’une voiture, nous avons eu le plaisir de nous entretenir quelques instants avec Charles Trenet, de « Chansons en liberté », mais aussi de ses projets. Laissons-lui la parole .


« Je fais ce film TV qui sera bien entendu musical, parce que je trouve mes chansons plus à leur place dans leur cadre naturel. C’est la raison de mes déplacements dans la région. J’ai écrit de nouvelles chansons qui passeront sur le petit écran pour « Chansons en liberté », telles « Un grillon dans la maison », « Ma sœur n’oubliez pas », « L’oiseau des vacances »... Je chanterai aussi d’autres couplets inédits, écrits il y a plusieurs années. Le montage du film que je fais actuellement nécessitera d’autres déplacements, à Perpignan où nous nous rendrons aujourd’hui par train, à Montpellier, à Collioure, au village du Somail où je trouverai Gaston Bonheur.

Mes projets ? D’abord préparer ma rentrée à l’Olympia, le 21 mars prochain, ce qui représente un gros travail.
(N.D.L.A. : Sa rentrée à l’Olympia ne serait prévue finalement qu’en mai 1975)

Le 10 octobre je prendrai part à « Taratata », l’émission TV qu’anime Jacques Martin. Voilà pour l’immédiat. »

Très décontracté, Charles Trenet regagnait de sa souple démarche les cameramen, après nous avoir adressé un signe amical de la main. Puis ce fut le «Silence, on tourne ».

Avec les nouveaux airs de notre gloire Narbonnaise, « Chansons en liberté » que l’on pourra voir pendant la deuxième quinzaine de février sur la 1ère chaîne, puis sur la 2e couleurs, promet d’être un autre succès à l’actif de notre Charles.




Quand Trenet mime, rue de Nancy, les fantômes de son enfance narbonnaise
« Midi Libre » du lundi 1er octobre 1973

Décidément, Charles Trenet veut que la réalisation de son film « Chansons en liberté » qu’il tourne pour la télévision soit menée tambour battant. Nous l’avons vu à l’œuvre devant la porte de son domicile de l’avenue Anatole-France, face à la gendarmerie, la caméra au poing. Il procédait lui-même au tournage d’un fantôme qui sortit à pas de loup de sa demeure et qu’il avait mimé au préalable pour inspirer le figurant. L’une des scènes du film devant se passer devant et dans sa maison familiale, il n’a pas hésité à reprendre le collier avec Jacques Ertaud, devant les passants intrigués puis amusés du quartier de Charles Trenet.

Mardi 19 février : Chaîne 1 – TRENET-VISION, Émission de Jacques Ertaud –
par Eric de Goutel
Extrait de « Télé 7 Jours » No. 721 du 16 février 1974

Ses chanson n’ont pas une ride.

La toile de fond de ses débuts représentait une route fleurie. Trenet y a galopé allégrement depuis, sans que les fleurs s’en soient fanées. L’on continue de trouver très naturel d’entendre « La Mer » à la radio, sans plus savoir du tout que c’est il y a trente-cinq ans qu’il l’écrivit.

C’est le secret de cet inusable jeune homme que la caméra de Jacques Ertaud s’est efforcé de saisir à travers le sexagénaire qu’il est devenu aujourd’hui.

À travers est un mot impropre, d’ailleurs : « avec » serait plus exact. Car ce « Trenetvision » que la Chaîne 1 nous propose ce soir est né de son association avec le grand reporter que demeure Ertaud, même quand il a réalisé un feuilleton.

Tous deux se sont appliqués, non pas à mettre des chansons en images, mais à montrer tout ce qui n’est pas dit dans la chanson : les fantasmes de son auteur, le cadre où elle est née, le détail qui l’a inspirée. Tout a donc été tourné dans les décors qui sont ceux de la vie de Trenet.

A la recherche de lui-même, celui-ci s’est ainsi attardé dans la seule de ses fastueuses demeures qu’il considère comme « sa maison » : la plus modeste, à la croisée de deux routes catalanes, l’une qui descend des montagnes et l’autre qui pointe vers la mer : celle où il est né.

Il a consacré un long moment à son ami d’enfance, l’écrivain Gaston Bonheur, et a rendu une visite de voisin à Joseph Delteil : « Il m’a connu enfant et c’est à lui que j’avais dédié mon premier livre… »

Compères encore plus que co-auteurs de cette ballade en forme de souvenirs. Ertaud et Trenet se sont parfois trouvés en désaccord sur la forme à lui donner :

« Alors, nous avons filmé les deux versions. Et c’est seulement au montage que nous avons choisi, d’un commun accord, entre elles. »

C’est que l’auteur de « Mam’zelle Clio » qui fut toujours amoureux des fantômes, a une véritable passion pour cet art achevé de l’illusion qu’est la télévision :
« D’ailleurs, depuis des années, les gens viennent me voir : c’est bien mon tour d’aller chez eux ! Je dois leur rendre la politesse. »

Jacques Ertaud :

« C’est un solitaire »

Charles Trenet ferait certainement un excellent producteur, c’est un véritable jongleur. Je le connais depuis 1942. A cette époque, il était déjà une grande vedette et le cirque Bouglione l’avait engagé pour faire une tournée en province.

Avec des copains étudiants, nous étions embauchés comme équipe volante pour monter le chapiteau, aider le prestidigitateur Carrington, vendre des cacahuètes à l’entracte. Lui était notre idole. Pendant des années, nous ne nous sommes pas vus, puis on s’est retrouvé au cours de « L’Invité du dimanche », dont Gaston Bonheur était le héros.

J’ai eu l’impression que nous nous étions quittés la veille… C’est un des hommes les plus amusants que j’aie rencontré. J’ai été content de travailler avec lui car il a du mal à s’adapter à une activité d’équipe. C’est finalement un solitaire… Malgré tout, le tournage s’est admirablement passé.

Il a gardé une étonnante jeunesse d’invention et n’a aucune fatuité. Il n’est pas plus sûr de lui qu’à ses débuts, alors que ses chansons sont passées – déjà – à la postérité.
Et il nous en reste à découvrir.




LE SACRE DU POÈTE – Avenue Charles Trenet
« La Dépêche du Midi » - du dimanche 19 mai 1991

Narbonne, hier, avait dans son cœur avait dans son cœur un peu de Trenet, un peu, beaucoup, passionnément. Narbonne lui a donné pour ses 78 printemps, le nom d’une rue, avenue Charles Trenet, qui borde sa maison natale et Me Hubert Mouly a remis au poète la grande médaille d’or de la ville.

Derrière la barrière des caméras de toutes les chaînes de TV, la foule se massait, inondait la rue, la passerelle de chemin de fer et ses escaliers.

11h20 : cheveux blonds, yeux bleus, costume beige clair, cravaté de gris, Charles Trenet s’avance. La foule applaudit. La cérémonie commence.

A midi, Charles Trenet ne participera pas au déjeuner. Il se repose car il chantera pour Narbonne, le soir, au Parc des expositions. Il repose sa voix.
Peut-on le voir ? Bien sûr, à condition de ne pas fumer. Il y a un piano dans son salon et des peintures de son frère Antoine. On nous assure : M. Trenet a été très, très ému par la simplicité, la gentillesse de la manifestation et par le train qui est passé pendant qu’il dévoilait la plaque…




Confidences de Charles Trenet après le spectacle
« LE PUBLIC NARBONNAIS A DU TALENT »

Bruno Marchal dans « L’Indépendant » - du 19 mai 1991

Le chanteur narbonnais a terminé son tour de chant épuisé, mais radieux. Il mit de longues minutes à récupérer dans sa caravane, aidé en cela par une tasse de café. Après avoir quitté son habit de lumière, il nous a livré à chaud le fruit d’un flot ininterrompu de sensations.

- L’Indépendant : Que ressent-on lorsque l’on entre sur la scène de sa ville natale ?
- Charles Trenet : C’est à la fois une grande émotion et en même temps un grand plaisir.


- Qu’avez-vous pensé du public narbonnais ?
- J’ai tout donné ce soir pour un public qui m’a encouragé. Le public narbonnais a incontestablement du talent.


- Vous avez produit de formidables effets de voix jusqu’à la fin du spectacle. Comment faites-vous pour conserver cette voix ?
- Vous savez, ma mère me téléphonait à 90 ans. Elle non plus n’a jamais changé de voix.


- Vous avez aujourd’hui manifesté une amertume contre certains de nos confrères…
- Oui, c’est vrai mais il y a eu une confusion ce matin. Il n’a jamais été question de débaptiser l’avenue Anatole France sur laquelle j’habite. La rue de Nancy est morte pour prendre un autre nom, c’est tout. L’avenue Anatole France est sentimentale pour moi. Parfois lorsque l’on m’écrit, on note : Charles Trenet, 2 avenue Anatole Narbonne, France.


- Que ressentez-vous en revenant à Narbonne ?
- Ici, je retrouve toute mon inspiration, toutes mes chansons. Les tableaux, les clichés sont toujours les mêmes. Les mimosas en fleurs, la rue du Pont, Gruissan. Il paraît que l’on pourra bientôt ajouter un musée Trenet.


- Vous parliez à l’instant de la rue du Pont. On dit souvent que vous avez mis la poésie dans la rue…
- C’est une phrase toute faite : en fait, c’est l’inverse, j’ai puisé la poésie dans la rue…









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NARBONNE MON AMIE ... | Connexion/Créer un compte | 1 Commentaire
  
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Re: NARBONNE MON AMIE ...
par BaronneDuMaine (Envoyez un message) le 25 Mai 2015 - 11:21
Charles Trenet a chanté pour la première fois en soliste au Kursaal de Narbonne le 6 mars 1939.

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