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Témoignages: PERPIGNAN SE SOUVIENT...
le 02 Août 2002 - 07:19
Un coup de chapeau S'il est né à Narbonne, c'est à Perpignan que le fou chantant a passé une grande partie de sa jeunesse. Puis, lorsque la vedette s'est installée à Paris et a parcouru le monde, c'est toujours dans cette région qu'elle aimait se ressourcer... lorsque les cigales du tourisme estival étaient parties. Alors, Charles aimait retrouver de vieilles connaissances, parler, rire et partager des souvenirs communs dans des lieux familiers. Aujourd'hui, ceux qui l'ont fréquenté se souviennent et témoignent ...


Robert Marguerite et son épouse qui a pleuré à l'annonce du décès de Charles Trenet, résument en quelques mots une amitié de trente ans. Les patrons du Park Hôtel à Perpignan avaient pris l'habitude de recevoir l'artiste comme un membre de la famille. Apprécié du personnel, Trenet y avait ses habitudes quand il venait séjourner dans le département. "C'était plus qu'un client. La dernière fois qu'il est venu chez nous, il était accompagné de Georges, son secrétaire, des gardiens de sa maison de Narbonne et de Titou, son pinscher nain. C'était à la mi-janvier et on l'a trouvé très fatigué alors que c'était une force de la nature capable de rester à table de 12 h à 20 h, toujours entouré d'amis ou de proches. Il aimait parler et cela lui arrivait de chanter dans l'après-midi", explique le couple.

Dans l'établissement du boulevard Bourrat, c'est la tristesse qui domine. "Le personnel l'aimait beaucoup. Jamais, il n'a fait de caprices de stars. Il était agréable et sympathique. C'était un fin gourmet qui préférait la finesse et le raffinement à la quantité. Il adorait par-dessus tout les produits de la mer, de sa Mer. Il était aussi plus salé que dessert. Et choisissait toujours, pour accompagner ses plats, des vins du Roussillon". Le métis moitié Narbonnais, moitié Perpignanais comme se décrivait le poète a même passé la Noël 2000 chez ses amis Marguerite qui se souviendront d'un homme simple, fidèle en amitié comme dans la chanson.

Bon vivant, Trénet a laissé aussi un souvenir impérissable aux Templiers de Jojo Pous à Collioure. Lui aussi est triste de perdre "un poète extraordinaire qui a enchanté plusieurs générations et qui aimait comme personne son pays". Dans son tiroir aux souvenirs, il ressort en vrac : "Je me souviens des six galas de Trenet que mon père avait organisés dans les arènes et des soirées privées qui s'en étaient suivies. Je garderais de lui une céramique. Une tête de pigeon avec, dans un oeil, Collioure. Il aimait me rappeler que ses jeunes années avaient couru dans les rues de Collioure. Quand il venait le midi manger ici, il restait attablé des heures et détestait que quelqu'un fume à sa table. Je lui servais du poisson et du vin rouge de Collioure le plus souvent"

L'artiste était bon vivant, c'est un fait entendu que les époux Banyoles pourraient aussi développer, eux qui recevaient à leur table Trenet, au temps où ils étaient propriétaires du Drink Hall, quai Vauban. Ils sont nombreux à témoigner de son amour pour la vie et pour ce département où il a usé ses fonds de culotte enfant.

L'historien local, Yves Hoffmann, d'un an son cadet, l'a connu au collège de Perpignan qu'ils ont fréquenté tous les deux à la même époque. "Nous n'étions pas dans la même classe. Mais nous avions en commun de n'être pas de brillants élèves et d'être souvent retenus le jeudi. Je me rappelle de Trenet venant en colle avec ses aquarelles sous le bras.
Je me souviens d'un dessin de la place Arago avec des pigeons comme si c'était hier. On ne peut évoquer de Trenet sans parler d'Albert Bausil. Ils furent très liés et je ne veux pas entrer dans la polémique aujourd'hui de savoir si Trenet a utilisé des poèmes de Bausil ou pas. Ce dont je suis sûr, c'est qu'ils ont travaillé ensemble. Bausil était à l'époque le maître à chanter de toute une génération. Ce qui est certain, c'est qu'on retrouve dans l'oeuvre de Trenet la qualité poétique de Bausil. Puis, on s'est perdu de vue avant de se rencontrer à nouveau chez Fernand Bauby, à Sant-Vicens où demeure une céramique signée de la main de Trenet"
.

Aux souvenirs succèdent les anecdotes : "Il possédait une petite maison du côté de l'avenue de la gare. Là, il avait fait construire une piscine qui remplissait la cour. Pour égayer l'endroit, il avait préféré des fleurs en papier aux fleurs naturelles qu'ilsjugeaient trop éphémères. Au temps de Collioure et de ses barques, il jouait aux boules sur la place du village".

Le docteur Bernard Nicolau quant à lui avait une dizaine d'années quand il a croisé chez ses parents l'artiste déjà connu : "Mon père était très ami avec Raoul Breton, impresario et éditeur de musique de Trenet. Ils ont passé ensemble de nombreuses soirées à la maison. Il venait aussi quand nous recevions, dans les années 40, Jean Marais, lui aussi intime de mon père. Trenet admirait Marais. Je possède des inédits de Trenet, des essais qui ne sont jamais sortis chez les disquaires. On vient de perdre un grand poète mais ses mélodies résisteront à l'épreuve du temps comme des sonnets de Ronsard".


d'après L'Indépendant et Le Midi Libre

 
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