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Icon depicting mood of post Posté le 25/12/2011 à 16:53

Un grand merci à Jeannette pour le tuyau! Je ne savais pas que Charles l'avait déjà conté à la télé en 1960, dans le JT de l'unique chaîne française de l'époque (la 2ème chaîne n'étant créée qu'en 1967). C'est Jean Séraphin auquel je voudrais rendre hommage un jour dans ce Forum, qui m'avait envoyé la bande audio d'Europe 1 en décembre 1961, et il ne devait pas savoir non plus que cela était déjà passé à la télé l'année d'avant.




Posté le 22/12/2011 à 18:22

C'est une fort belle chanson . Merci .




Posté le 22/12/2011 à 16:52

Vous pouvez le voir sur le site INA : Le petit pensionnaire. Selon INA, la date de l’émission était le 24 décembre, 1960.




Icon depicting mood of post Posté le 22/12/2011 à 16:41

J'ai ce conte uniquement en audio, enregistré en décembre 1961 et 1966 sur Europe 1.
Si cela existe en vidéo, cela veut donc dire que Charles l'a lu à la télé??? Mais quand alors?




Posté le 22/12/2011 à 10:47

Bomjour Duncker, Kem.

Kem, peut-être tu pense à la vidéo INA dont notre webmaster vient de donner un lien sur Facebook :Le petit pensionnaire .

Savez=vous quand le conte était écrit ? Était-ce une œuvre d’enfance ?




Posté le 21/12/2011 à 22:04

Il y a une vidéo sur le WEB ou Charles raconte cette histoire tres émouvante
Je pense que vous la connaissez, mais au cas ou
JOYEUX NOEL A TOUS..
(un p'tit coucou à Dame Jeannette)




Icon depicting mood of post Posté le 21/12/2011 à 15:27

Un conte de Noël de Charles Trenet.

Le petit Jacques était un jeune garçon de douze ans, pensionnaire dans une institution religieuse. Cette année-là, comme de coutume, après la grand-messe du 25 décembre, tous les élèves partirent en vacances.
Seul le petit Jacques resta à l’institution. Pourquoi ? Tout simplement et malheureusement parce que, quelques jours auparavant, il avait reçu une lettre de ses parents.
“Mon cher petit, écrivait sa mère, tu es ass ez grand à présent pour que je ne te cache pas une mauvaise nouvelle. Papa est très malade. Il doit immédiatement quitter la maison pour aller dans un sanatorium. Je comprends toute ta peine, parce que tu ne viendras pas en vacances. Mais je dois accompagner papa à la montagne. J’ai écrit à Monsieur le Supérieur de bien vouloir te garder pendant la période des fêtes qui coïncide pour Bonne Maman et pour moi avec la plus rude épreuve de notre vie.”
Et c’est ainsi que Jacques resta à l’Institution Saint Louis, découvrant soudain un aspect inattendu de ce grand collège vide, avec ses longs couloirs qui ne donnaient que sur les salles de classes fermées.
Le premier jour, il le passa à l’infirmerie avec Sœur Augusta. C’était une bonne vieille religieuse, très gaie malgré son grand âge. Elle avait été infirmière pendant la guerre. Elle était sourde. Elle parlait fort!
- Alors, petit Jacques, nous allons réveillonner tous les deux, le 31 décembre?
- Oui, ma sœur, répondait Jacques qui se sentait perdu et comme malade dans cette salle d’infirmerie qui avait des odeurs de remèdes et d’encens, car elle n’était pas loin de la chapelle.
- Tu t’ennuies, mon Jacquot et puis tu n’es pas malade. Va voir la crèche à la chapelle. Tu verras comme elle est jolie. C’est moi qui ai cousu la robe de la Vierge et qui ai peint les yeux du petit Jésus.
Jacques descendit à la chapelle. Il ne l’aurait jamais cru si grande. Il se dit:
- Je vais faire une prière pour que mon père guérisse et que maman revienne vite avec lui à la maison.
Il s’agenouilla sous une statue de Saint Antoine qui voisinait avec celle de Sainte Léone. Mais, au milieu de la prière, il lui sembla entendre la voix de Sœur Augusta qui disait:
- Va voir la crèche! Tu verras comme elle est jolie! La crèche! Il l’avait vue la veille pour la Messe de Minuit, de loin, car il était dans la division des petits, qu’on laissait toujours près de la porte.
A présent la crèche s’offrait à son regard et brillait de toutes ses lumières, pour lui tout seul. Qu’elle était belle! Sœur Augusta n’avait pas menti. La paille était de la vraie paille et les flocons de neige, c’était sans doute encore Sœur Augusta qui les avait confectionnés avec du coton à pansements. Il n’y manquait rien. Et le petit Jésus souriait avec tendresse à la bonne Vierge Marie.
Jacques s’agenouilla encore et murmura:
- Bonne Vierge qui êtes au Cieux, faites que mon père guérisse et que je retrouve ma famille aux vacances de Pâques!
- En attendant, va visiter la crèche! Va visiter la crèche!
Qui avait dit cela? Jacques eut l’impression qu’il y avait quelqu’un derrière lui. Il se retourna. Et il vit, oui, un ange, un ange vêtu de la même robe bleue que celles des anges peints au plafond de la chapelle.
- Non, tu ne rêves pas, dit l’ange. Je sais que tu es très malheureux, que tu es peut-être ce soir le plus malheureux petit garçon du monde. Je voudrais te faire oublier ta peine. J’ai la permission de le faire et d’entrer dans la crèche avec toi et de la visiter, cette crèche, avec toi.
- Entrer dans la crèche? dit Jacques. Mais vous n’y pensez pas, Monsieur l’Ange? Voyez, je suis grand, moi! Et la crèche, elle est toute petite!
- Qu’à cela ne tienne, dit l’ange d’une voix encore plus douce. Donne-moi la main et, crois-moi, nous allons visiter la crèche. Tu me crois?
- Je te crois, dit Jacques.
Et soudain, il sentit qu’il rapetissait, ou plutôt il vit la crèche grandir. Tout était à présent grandeur nature: l’âne et le bœuf vivaient, le petit Jésus aussi, la Sainte Vierge aussi et Saint Joseph! Oh! il allait et venait en portant la paille pour réchauffer le bébé ou bien en donnant un coup de balai dans l’étable. Il faisait bon dans cette étable. Et l’odeur saine des bêtes était douce à respirer. Cela changeait avec les odeurs de l’infirmerie. L’ange murmura:
- Nous n’avons pas beaucoup de temps, pressons nous! Regarde, là-bas à travers la fenêtre. Que vois-tu?
- Je vois la campagne, dit Jacques, les collines, le clair de lune...
- Tu n’entends pas une chanson?
- Non.
- Ecoute bien cette chanson: tu la chanteras un jour. Ecoute bien!
Et Jacques, en effet, entendit une chanson, ou plutôt il se mit à fredonner la chanson qu’il entendait en lui.
(D’abord comme dans un rêve, puis nettement, on entend « La plus belle nuit »)
- J’aime beaucoup ta chanson, dit l’ange. Un jour viendra où tu la chanteras devant beaucoup de monde.
- Et pourquoi devant beaucoup de monde? demanda Jacques.
- La vie te le dira. Mais promets-moi de ne jamais raconter cette aventure à tes camarades. Plus tard, bien plus tard, tu pourras la dire. Mais pas à présent. Je vais te quitter. Tu ne me reverras plus. Mais sache pourtant que je reste toujours près de toi, car je suis ton ange gardien.
Les années passèrent. Jacques retrouva son père guéri et sa mère heureuse. Il tint sa promesse, le petit Jacques. Jamais il ne raconta cette aventure à ses camarades, ni à personne.
Il attendit seulement ce soir pour vous la dire.
Car, je pense que vous l’avez deviné, le petit Jacques, c’était moi!

* * *
Diffusé le 25 décembre 1961 sur Europe 1.
Rediffusé à Noël 1966.




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